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Le TOP 7 des bleus à Tokyo

Ça y’est, les championnats du monde sont terminés ! Les bleus rentrent de Tokyo avec 6 médailles et 3 titres mondiaux. Entre très bon et un peu moins bon, quel bilan on peut tirer des championnats du monde de l'Équipe de France ? Les tops, les flops… on fait le point.

Les plus

On commence avec le positif. TOP 7 des belles performances bleues à Tokyo.

7 – Mélanie Clément

Mélanie Clément, c’est la grosse progression de l’année chez les filles de l'Équipe de France. Elle fait sa meilleure saison statistique.

Après un début de saison mitigé à Paris où elle terminait au pied du podium, battue par sa rivale chez les bleues et contestée d’entrée dans la hiérarchie nationale… elle a remis tout le monde d’accord depuis.

Le bronze à Marrakech, l’argent à Zagreb, et l’or à Tbilissi, en se payant la désormais double championne du monde Daria Bilodid dans une finale sensationnelle. 

Elle arrivait à Tokyo avec une belle carte à jouer… et elle l’a joué à fond.

Battue logiquement en quart de finale par la Japonaise double finaliste en titre Funa Tonaki, elle s’offre quand même la Serbe #8 mondiale Nikolic et surtout… la championne Olympique en titre Paula Pareto pour rejoindre la place de trois.

Et en place de trois, elle retrouvait une autre grosse tête : Munkhbat, plusieurs fois médaillée mondiale et même championne du monde en 2013… mais déjà victime de Mélanie cette saison à Tbilissi.

Finalement, c’est quand même la Mongole qui s’impose et qui prend sa troisième médaille mondiale. Mais Mélanie Clément a encore une fois montré qu’elle était capable de discuter parmi les cadors des -48.

Encore un petit ton en dessous du TOP mondial, elle peut quand même largement créer la surprise et taper les meilleures : elle a déjà battu la moitié du TOP 10 mondial cette saison.

Est-ce qu’elle pourrait créer la surprise l’année prochaine à Tokyo ? En continuant sur sa lancée… pourquoi pas ?


6 – Sarah Léonie Cysique 

Sarah Léonie Cysique, c’est la sensation de ces championnats du monde chez les bleus ! (et mon coup de cœur perso)

On voyait la toute jeune vice-championne du monde chez les juniors arriver à Tokyo à la recherche d’expérience… Mais il semblerait qu’elle n’ait pas le temps pour ça. L’expérience ? Elle l’a mangé tout cru.

Son tableau de chasse à Tokyo ?

Filzmoser, l’Autrichienne vieillissante mais ultra-expérimentée, 

Stoll, l’Allemande double finaliste Européenne,

Gjakova, la Kosovare #3 mondiale et quintuple médaillée Européenne.

Et si on ajoute la compétition par équipe ?

Mezhetskaia, la Russe championne d’Europe en titre,

Yoshida, la Japonaise #1 mondiale et championne du monde sortante (en 15 secondes, s’il vous plaît)…

Rien que ça.

Elle est battue deux fois pour terminer elle aussi au pied du podium mais pas par n’importe qui. 

En quart contre Christa Deguchi, qui termine titrée (mais en étant la seule à faire tomber la Canadienne sur la journée). et en place de trois contre Rafaela Silva, la Brésilienne championne Olympique en titre.

Finalement, deux des trois meilleures filles de la catégorie.

À Tokyo, Sarah Léonie Cysique a très probablement clos le débat pour les Jeux de 2020. Et quand on voit sa marge de progression, on a de quoi être confiant !


5 – Margaux Pinot 

Margaux Pinot s’est imposée comme l’une des toutes meilleures chez les bleues cette année.

Et quand on est dans la même catégorie que Marie Eve Gahié, vice-championne du monde l’année dernière, c’est déjà une sacrée perf.

Elle arrivait à Tokyo avec de très belles références cette saison : l’argent à Paris et l’or aux championnats d’Europe.

Et à Tokyo encore, elle a confirmé avec un beau tableau de chasse :
Howell, qui sortait de deux titres de rang. Bernholm, Polleres et Portela, les #3, 4 et 6 mondiales.

Mais un petit faux pas la prive de finale mondiale : elle est surprise en demie par l’invité surprise Barbara Timo. Finalement en bronze et médaillée mondiale pour la première fois de sa carrière, elle a encore montré qu’elle était ultra-solide chez les -70.

En conséquence, elle défonce la porte du TOP 10 mondial pour passer #6 et reste largement dans la course aux Jeux de Tokyo 2020.


4 – Axel Clerget 

Axel Clerget était déjà le sauveur des masculins l’année dernière, il l’est encore cette année.

Arrivé à Tokyo avec une dynamique qui laisse à désirer (un deuxième tour aux Europe et un premier tour à Zagreb dans le rétro), la faute à sa sale blessure du Tournoi de Paris qui aura gâché son très bon début de saison, il ne partait clairement pas favori pour le podium.

Axel aura été en difficulté une bonne partie de sa compétition, mais il n’aura jamais rien lâché (fidèle à lui même) et se sera payé du beau monde au mental :

Le champion du monde sortant Sherazadishvili au deuxième tour (ça fait 4-0 pour Axel) et le #3 mondial Mehdiyev en repêchages.

Et surtout, il montre encore de quoi il est capable en s’invitant pour la deuxième fois de suite sur le podium mondial d’une catégorie ultra-dense. Très solide.

Ça vaut bien une entrée de justesse dans le TOP 10 de la ranking mondiale tout ça.


3 – Marie-Eve Gahié 

C’était probablement (avec Clarisse) la plus attendue de ces championnats du monde.

Clairement moins bien depuis le début de l’année, elle voyait Margaux Pinot prendre l’argent à Paris et l’or Européen depuis le pied du podium. Et surtout, elle voyait sa rivale chez les bleus prendre un petit peu d’avance sur la route des Jeux.

Mais à Tokyo, elle a rattrapé son petit retard et remis les compteurs à zéro. Elle se paye une deuxième finale mondiale de suite (à seulement 21 ans), et surtout : elle s’offre cette fois la couronne des -70. (et passe en prime #1 mondiale à la ranking)

Le seul truc à redire ? Pas de vraie cador au tableau de chasse (hormis peut-être Sally Conway, #7 mondiale) et pas de Japonaise (qui lui avaient posé tant de soucis à Paris).

Et avec un dernier carré 100% Européen, et une Margaux Pinot championne d’Europe et en bronze à Tokyo… difficile de dire qui est la mieux placée pour 2020.

Ce qui peut jouer en la faveur de Marie-Eve ? Sa marge de progression encore folle.


2 – Mado Malonga 

Mado, c’était elle aussi un gros potentiel de médaille.

Dans une catégorie sans leader incontestée mais avec pas mal de densité, elle arrivait à Tokyo en cador avec une saison déjà solide : l'or à Paris, le bronze à Baku, le bronze aux Europe, et un beau bilan de 11 victoires pour 2 défaites seulement.

Elle était encore une fois très attendue. Et cette fois, elle a largement répondu aux attentes.

Elle s’offre un premier sacre mondial en survolant la catégorie avec une démonstration de judo jusqu’en finale. Et dans la poche ? Les deux meilleures filles de la caté. La #1 mondiale Mayra Aguiar, et la championne du monde sortante Shori Hamada.

En bonus ? Elle passe elle aussi #1 mondiale. Avec Marie-Eve et Clarisse, ça fait trois Françaises sur le toit du monde.


1 – Clarisse Agbegnenou

Clarisse, c’est sans conteste la plus belle perf de l'Équipe de France. (et peut-être même la plus belle perf des mondiaux, tout court)

Largement au dessus de presque toute la catégorie, elle se promène jusqu’en finale en écrasant absolument tout sur son passage.

Mais en finale, elle retrouvait la Japonaise Miku Tashiro. Et elle aussi a survolé la compétition en se payant notamment la championne Olympique Tina Trstenjak pour la neuvième fois de suite en demie.

Et en finale, elle a offert à Clarisse un combat absolument épique. Probablement le plus beau combat de tous ces championnats du monde, et un niveau opposition comme la Française n’en avait plus rencontré depuis longtemps.

Plus de 7 minutes de golden, pour plus de 11 minutes d'un combat plein d'intensité de part et d'autre, et une attaque décisive qui vient clouer la Japonaise sur le tapis de Tokyo et surtout : qui offre un quatrième titre mondial à la Française, qui entre encore plus dans la légende. Clarisse Agbegnenou est incroyable !

Pour recadrer un peu et prendre conscience de la performance : avec la Japonaise, on parle d’une fille quadruple médaillée mondiale, qui a juste un bilan de 49 victoires pour 2 défaites depuis 2016… si on enlève ses 6 défaites contre Clarisse.

Et en s’offrant cette fille-là en finale, Clarisse s’offre surtout un quatrième titre mondial historique qui la fait entrer dans le TOP 5 de l’Histoire des championnats du monde.

Et ça, c’est la plus grosse performance des championnats du monde de Tokyo. Bravo Clarisse !


Les moins

Mais malgré toutes ces belles perfs, on repart aussi de Tokyo avec quelques déceptions.

Amandine Buchard 

Bon attention, Amandine Buchard est loin d’être un flop.

Elle termine au pied du podium et passe tout près d’une première finale mondiale… Mais la cinquième place a un goût plus qu’amer pour une Bubuche qui était #1 mondiale et déjà médaillée de bronze l’année passée.

Elle se balade sur la première partie de la journée contre des filles clairement pas à son niveau, mais bloque en phase finale contre les grosses têtes.

Kuziutina en demie, la Russe quadruple championne d’Europe qui s’offre aussi une quatrième médaille en championnat du monde,

Shishime en place de trois, la Japonaise qui enchaîne un troisième podium mondial de suite.

Oui. Bubuche a encore du mal contre les toutes meilleures, et il faut dire qu’elle est gâtée chez les 52 avec les Kelmendi, Kuziutina, Abe & Shishime.

Elle laisse d’ailleurs sa place de #1 mondiale à la désormais double championne du monde Uta Abe et tâchera de se rattraper d’ici 2020. Affaire à suivre.


Les mecs

Mais la vraie déception de ces championnats du monde côté bleu, c’est l’équipe masculine.

Hormis un Clerget encore une fois exceptionnel, ça rame chez les mecs.

Alex Iddir en meilleur masculin de la saison, arrive poussivement en huitièmes pour buter (encore) contre Liparteliani, Walide Khyar en beau potentiel de surprise passe sérieusement ses deux premiers tours pour être sorti par Takato malgré une belle bagarre (pas cadeau non plus comme tirage),

Guillaume Chaîne plutôt intéressant s’est battu avec ses armes, Cyrille Maret est retombé dans ses travers, Mkheidze, Le Blouch et Djalo sont trop justes…

Avec la génération des leaders de l’équipe qui arrive bientôt au bout (Clerget, Chaîne et Maret : 32 ans, et même Riner : 30 ans), l’après Tokyo 2020 s’annonce compliqué chez les gars.


Et pour Tokyo 2020, donc ?

L’année dernière à Baku, on pointait troisième nation mondiale avec 4 médailles dont 1 titre.

La progression est bien là, puisque cette saison on passe facile deuxième nation mondiale avec 1 médaille de plus et surtout 3 titres au total. Et en plus de ça ? 3 cinquièmes places.

 

Est-ce que c’est de bonne augure pour Tokyo 2020 ?

Pour les mecs, ça risque d’être très compliqué. Hormis pour Teddy évidemment, et pour Axel (ce qui serait une énorme perf en termes de régularité), la marche semble encore bien trop haute.

Mais du côté des filles, les championnats du monde ont montré tout le talent de cette équipe féminine : 3 championnes, 1 médaillée de bronze et 3 filles au pied du podium sur 7 catégories.

Hormis chez les lourdes où Anne Fatoumata M’Bairo ou Julia Tolofua sont encore loin du TOP mondial… Les autres filles pourraient toutes avoir une belle carte à jouer aux Jeux.

Mais d’ici là, la route est encore longue. Rendez-vous dans un an ! 

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