Pourquoi Saeid Mollaei a fait exprès de perdre à Paris ?

Mollaei muki

via IJF Media Team

Ça a été un événement troublant de ce Grand Slam de Paris 2019. Le quart de finale de Saeid Mollaei, l'iranien. Blessure ? Défaite intentionnelle ? Mais si défaite intentionnelle il y a : Pourquoi ? Faut qu'on en parle : Explications, vidéos à l'appui.

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Avant tout : c'est quoi de cette histoire ?

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Avant tout : c'est quoi de cette histoire ?

Un début de compét survolé

Posons le contexte, déjà.

Saeid Mollaei, l'Iranien champion du monde en titre et #1 mondial était parmi les grands favoris du Grand Slam (pour ne pas dire LE favori du Grand Slam).

Premier tour : le Japonais, Kenya Kohara.

Deuxième tour : le champion du monde Allemand de 2017, Alexander Wieczerzak.

Tous les deux, expédiés par ippon par un Saeid Mollaei en pleine forme.

Mollaei défaite

via IJF Media Team

Puis le quart de finale en question

Et c'est là que l'affaire commence.

Quart de finale : le Kazakh, Ruslan Mussayev.  #209 à la Ranking, avec comme seul résultat international : une médaille d'argent à un Asian Open au Kazakhstan.

(Avec le Grand Slam, le type a d'ailleurs fait un bon de 125 places à la Ranking. Pas mal comme progression, non ?)

On se dit alors que Mollaei devrait plutôt facilement se diriger vers les demies.

Mais non.

Il est battu par le Kazakh.

Bon, c'est le judo, et ça arrive. Mais ça ne s'arrête pas là.

Une défaite volontaire ?

Il aurait fait exprès de perdre.

Mais pourquoi on dit ça ?

Défaite volontaire : vraiment ?

La réponse au pourquoi on pense que sa défaite était voulu ?

L'attitude de Mollaei est incroyable.

Une défaite en 18 secondes, une attitude ultra passive et zéro agressivité.

Quand on connait le bonhomme, la passivité de son quart est choquante et on peut alors difficilement croire au fait qu'il voulait vraiment gagner ce combat.

A titre de comparaison : son repêchage gagné, premier combat après son quart de finale perdu, contre le Belge Matthias Casse, un combattant pourtant bien plus référencé.

La différence est frappante, non ?

Mais pourquoi il aurait fait exprès de perdre ?

A cause de lui, son adversaire en demie s'il avait gagné.

via IJF Media Team

L'Israëlien, Sagi Muki.

(Ce n'est pas vraiment à cause de lui hein, il y est pour rien ce pauvre Sagi)

Mais voilà donc pourquoi Saeid Mollaei aurait perdu volontairement :

La politique,

Les relations internationales que l'on connait entre Iran et Israël, qui s'invite encore une fois dans le sport, là où elles ne devraient pas avoir leur place.

Pour rappel, c'était déjà arrivé au Grand Slam d'Abu Dhabi l'année passée avec les deux mêmes. Mollaei feignant une blessure pour éviter Muki en finale.

Il y a 15 ans déjà, aux Jeux Olympiques d'Athènes, l'Iranien Arash Miraesmili alors champion du monde en titre et favori, ne s'était pas présenté pour son premier tour, opposé à un Israélien.

15 ans plus tard, la géopolitique pourrit encore le sport de haut niveau.

Troisième, mais pas sur le podium

Finalement, l'Iranien finira quand même troisième du Grand Slam.

Preuve de sa bonne forme, il bat en place de trois le champion Olympique en titre, le Russe Khalmurzaev.

Par contre, pas de montée sur le podium auprès de l'Israëlien Muki, deuxième.

Pour cause, il s'est blessé au genou sur l'action de la gagne contre le Russe (je vous laisse juger de la crédibilité de la blessure)...

Ceci dit, la faute n'est sûrement pas à jeter à Saeid Mollaei.

On peut imaginer que ça doit pas être facile d'être un athlète de haut niveau Iranien aujourd'hui.

Et on imagine que la décision de perdre volontairement des combats aussi importants n'est pas prise par les athlètes et les coachs, détruisant toute une partie de leur travail.

En 2019, c'est encore fort dommage que des situations pareilles arrivent encore.

En attente d'action de la fédé internationale, qui étudierait l'affaire.

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Découvrez encore tout ce qu'il faut savoir sur l'édition 2019 du Grand Slam de Paris

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